Faisabilité Technique
Principe d'extraction de gaz (Cap Rubona)

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La technologie de TRACTEBEL
La faisabilité d'une exploitation à grande échelle
de gaz méthane du lac Kivu n'est plus à démontrer.
L'unité pilote construite en 1963 au Cap Rubona du coté
rwandais du lac a parfaitement démontré la faisabilité
technique et économique d'une exploitation de gaz du lac Kivu.
A ce jour, environ 18 millions de normaux mètres cubes de gaz méthane
ont été extraits. Tout le gaz produit a été
fourni jusqu'à présent à la brasserie voisine Bralirwa
où il est utilisé comme combustible dans une des chaudières. Le principe de fonctionnement
utilisé au Cap Rubona est celui du gaz lift. L'eau de profondeur
est emmenée à la surface par deux larges tuyaux. Lorsque
cette eau de profondeur s'élève dans les tuyaux, elle atteint
les zones où la pression diminue progressivement créant
ainsi l'apparition des bulles de gaz qui se séparent de l'eau.
Les bulles de gaz ascendantes exercent alors une force suffisante sur
l'eau entretenant ainsi le pompage sans dépense d'énergie
extérieure. Le gaz libéré et l'eau partiellement
dégazée passent par un séparateur, opérant
à une pression légèrement supérieure à
la pression atmosphérique ou une grande partie de gaz est libérée
et séparée de l'eau. Le gaz séparé de l'eau,
gaz brute, est essentiellement un mélange d'environ 70% de dioxyde de
carbone (CO2) et 30% de méthane (CH4). Le gaz brut est ensuite
lavé à l'eau dans des tours de lavage dans lesquelles l'eau
de surface, ayant une faible quantité de gaz en solution, est recirculée.
L'eau recirculée, en contact avec le gaz brut, dissout et enlève
la majeure partie de dioxyde de carbone contenu dans le gaz. Le gaz épuré
contient approximativement 80% de méthane, 18% de dioxyde de carbone
et 2% d'azote. Le gaz épuré est ensuite séché,
comprimé et envoyé par un pipe-line de 3 km de longueur à la brasserie où il est utilisé comme combustible.
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L'eau dégazée venant du séparateur est alors mélangée
à l'eau de lavage et rejeté à la surface du lac.
En 1989, TRACTEBEL réalisa, grâce à un don du Royaume
de Belgique au Gouvernement Rwandais, l'une des plus compréhensive
étude économique et financière. Le rapport produit
préconisait de quintupler la production de l'usine existante en
faisant appel à la technologie similaire à celle de Cap
Rubona. L'inconvénient majeur de cette technologie demeure son
coût d'investissement élevé.
Technologie modulaire de TECHNIP
Parallèlement en 1986, le bureau d'études français,
TECHNIP, mène une étude de faisabilité; il propose
un procédé d'extraction et de purification original dit
de type modulaire. Un module consiste en un ensemble compact séparateur
laveur qui permet l'implantation on shore et off shore. Cette technologie
fut développée pour couvrir les besoins
identifiés de la sous-région. Ainsi pour la même quantité
( 25 millions de normaux mètres cubes par an c à d 5 fois
la production actuelle de l'usine Cap Rubona) de gaz purifié, le
coût d'investissement de la technologie de TECHNIP est relativement
bas par rapport à celui de TRACTEBEL et le module peut être
déplacé et implanté à tout autre site sur
le lac où l'extraction du méthane est possible. Malheureusement,
les études techniques ne furent pas développées
pour aboutir à un dossier d'Appel d'Offres pouvant conduire à l'exécution
du projet. Une autre société française d'ingénierie, TECNITAS, mena une étude
de synthèse reprenant le concept de TECHNIP avec quelques ajustements.
Mais ce n'était toujours pas une ingénierie détaillée d'un
module d'extraction
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