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Usine du cap Rubona

Brûleur à gaz

Tanks de stockage de gaz

Vingt ans après la découverte du gisement de gaz, en 1937, la première station d'extraction et de purification de gaz méthane a été implantée, en 1963, au Cap Rubona dans la province de Gisenyi au Rwanda après une démonstration de la faisabilité technique de l'exploitation à Keshero en R.D.C.(ex Zaire). La station de Cap Rubona, conçue et implantée par l'Union Chimique Belge (U.C.B.), devait fonctionner comme une unité pilote expérimentale pendant 10 ans. Le Cap Rubona est situé à 3 Km de la brasserie locale, Bralirwa, qui a converti une de ces chaudières pour utiliser le gaz comme combustible afin de limiter l'importation des hydrocarbures. Sa consommation est de 5000 Nm3 par jour de gaz méthane purifié à 80%; ce qui équivaut à toute la production de l'unité pilote.

Après 40 ans de fonctionnement, l'unité pilote a perdu son identité premiè d'une station expérimentale et a commencé à être perçue plutôt comme une affaire commerciale. Avec la demande grandissante de gaz à la Bralirwa et en vue de lancer l'exploitation à l'échelle industrielle, des séries d'études menées par TRACTEBEL (firme Belge), en 1984 et 1989, et TECHNIP (firme Française) en 1986 relatives à l'analyse du marché de la sous-région et au développement d'une technologie plus efficiente. TRACTEBEL choisit de garder la technology similaire à celle de Cap Rubona. Le rapport produit a débouché sur l'analyse économique et financière et la préparation du dossier d'appel d'offres. TECHNIP développa une technologie qui semble à priori moins coûteuse et qui reste encore à être démontrée. En fait, cette technologie dite modulaire n'a pas été développée au-delà du niveau conceptuel. En 1995, le bureau d'études TECNITAS réalise une étude de synthèse résumant les études de TRACTEBEL et de TECHNIP.

Durant cette période expérimentale, il apparut clairement que le duel entre le Rwanda et le RDC nécessitait la création d'un cadre multinational pour gérer l'exploitation de leur ressource commune, le gaz méthane. Pour répondre aux inquiétudes des deux nations et des potentiels investisseurs, la Communauté Économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) fut créée pour gérer les activités économiques trilatérales entre le Burundi, le Rwanda et le RDC. Agissant comme Maître d'œuvre, la CEPGL a bénéficié de divers financements contribuant aux études des marchés, techniques, économique et financier. En avril 1990, les États copropriétaires (Rwanda et RDC) créerent la Société Commerciale et Industrielle du Gaz du lac Kivu, SOCIGAZ, avec pour objet de gérer la ressource commune et contrôler l'exploitation du gaz du lac Kivu. En avril 1998, les statuts de la SOCIGAZ furent revus par les deux pays. Les nouveaux textes octroient à chaque pays le pouvoir d'approcher, négocier et choisir les concessionnaires opérant sur leurs territoires respectifs et déterminer eux-mêmes les conditions financières de concession dans le respect des textes réglementaires régissant l'exploitation.

Avec l'initiative de restructurer et privatiser l'Electrogaz (Compagnie Étatique qui gère les réseaux de production, transmission et distribution d'électricité), un nouvel intérêt de développer les industries utilisant le gaz au Rwanda a émergé et s'est manifesté par la création au sein du Ministère de l'Énergie , de l'Eau et des Ressources Naturelles de l'Unité pour la Promotion et l'Exploitation du Gaz du lac Kivu, UPEGAZ.

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